Étude examinant l’effet de l’ajout de révuménib au traitement par vénétoclax + azacitidine chez des patients atteints de leucémie myéloïde aiguë (LMA) présentant une anomalie génétique spécifique, qui n’ont pas été traités précédemment et qui ne sont pas éligibles à une chimiothérapie intensive
Le traitement des patients atteints de LMA nouvellement diagnostiquée qui sont inéligibles à une chimiothérapie intensive reste un domaine dans lequel un important besoin médical n’est pas satisfait. La thérapie combinée avec deux médicaments, l’azacitidine et le vénétoclax, est le plan d’action habituel. Elle a permis de faire des progrès considérables dans le traitement, mais elle n’est toutefois pas curative et la maladie récidive avec le temps. L’objectif principal de cette étude est d’évaluer si l’ajout du révuménib au traitement par azacitidine et vénétoclax prolonge la survie globale (SG) des patients adultes présentant une mutation du gène NPM1 ou KMT2A et atteints de LMA nouvellement diagnostiquée, qui sont inéligibles à une chimiothérapie intensive. Il s’agit d’une étude clinique randomisée, en double aveugle et contrôlée par placebo dans laquelle les patients seront traités jusqu’à la progression de la maladie ou jusqu’à l’apparition d’effets indésirables, ou jusqu’au décès. À partir de l’inclusion du/de la dernier(ère) patient(e), une étude de suivi observationnelle de 4 ans sera réalisée afin d’enregistrer la durée de survie et les visites de suivi. Environ 415 patients n’ayant jamais reçu de traitement, présentant une mutation du gène NPM1 ou KMT2A et atteints de LMA nouvellement diagnostiquée, qui sont inéligibles à une chimiothérapie intensive, participent à l'étude. Les patients doivent être âgés de 18 ans ou plus. Les participants seront bien surveillés pour détecter tout effet indésirable éventuel du traitement à l’étude. Si les effets indésirables deviennent sévères ou trop nombreux, la posologie d’un ou de plusieurs médicaments peut être réduite ou l’administration interrompue. Le prélèvement d’un supplément de sang et de moelle osseuse ne présente aucun risque ou désagrément supplémentaire pour les participants à l’étude.
Intervention étudiée
La présente étude a pour objectif de déterminer si l’ajout du révuménib à la thérapie combinée améliore le pronostic des patients atteints de LMA présentant une mutation du gène NPM1 ou KMT2A.
Les patients éligibles seront répartis, par tirage au sort, en deux groupes de taille égale. Un groupe recevra l’azacitidine/le vénétoclax en association avec le révuménib. L’autre groupe recevra l’azacitidine/le vénétoclax en association avec le placebo (médicament sans substances actives). Au cours du traitement par révuménib, les patients se verront également administrer des antifongiques. L’azacitidine sera administrée par injection (par voie sous-cutanée ou intraveineuse). Le vénétoclax et le révuménib ou le placebo seront administrés sous forme de comprimés. Les patients seront traités par cycles de 28 jours jusqu’à la progression de la maladie ou le développement d’une toxicité inacceptable ou le décès.
Pendant l’étude, la plupart des procédures (de diagnostic) font partie de la norme de soins. Veuillez noter qu’un maximum de 4 analyses supplémentaires de la moelle osseuse seront effectuées sur 2 ans et que des tracés du rythme cardiaque seront régulièrement obtenus. Lorsque l’analyse de la moelle osseuse est effectuée conformément à la norme de soins, une quantité supplémentaire de moelle osseuse sera prélevée (environ 20 ml) pour l’étude. Une quantité supplémentaire de sang sera également prélevée lors d’une prise de sang conforme à la norme de soins. Les patients seront également invités à remplir des questionnaires sur la qualité de vie pour l’étude.
Critères de participation
Peuvent être inclus :
- Patients atteints de LAM nouvellement diagnostiquée avec mutation NPM1, conforme à NPM1c, selon la Classification Internationale de Consensus de 2022 (c'est-à-dire ≥ 10% de blastes). OU Patients atteints de LAM nouvellement diagnostiquée avec réarrangement KMT2A selon la Classification Internationale de Consensus de 2022 (c'est-à-dire ≥ 10% de blastes).
- Patients âgés d'au moins 18 ans (pas de limite d'âge supérieure)
- Patients non éligibles à une chimiothérapie d'induction intensive
Critères d'exclusion
Ne peuvent pas être inclus :
- Patients ayant déjà été traités pour une LAM
- Patients atteints de leucémie aiguë promyélocytaire (LAP)
- Patients atteints d'une maladie cardiaque active significative dans les 3 mois précédant le début du traitement de l'étude - Patients atteints d'infections actives, qui sont non contrôlées avant le traitement de l'étude et qui pourraient compromettre les objectifs de l'étude ou exposer le patient à un risque excessif en participant à l'essai clinique; les infections contrôlées par un traitement antibiotique/antiviral/antifongique approuvé, qui n'est pas un inducteur fort ou modéré du CYP3A, sont autorisées.
- Patients atteints d'un autre cancer actif
- Patientes enceintes, planifiant une grossesse ou allaitant